NEWSLETTER DU SYNDICAT SUD Crédit Agricole Charente-Maritime Deux-Sèvres

CREDIT AGRICOLE SAINTES « LA SOLUTION ROCHELAISE NE S'IMPOSE PAS »
Jeudi 3 janvier 2013

Délégué syndical de SUD au Crédit agricole, il combat le départ du siège social de Saintes et Niort. En tant que conseiller municipal, il analyse l'impact de ce départ.
 
«Nous n'avons pas vu le coup venir ! », reconnaît, aujourd'hui, Frédéric Hay. Il y a six mois, la direction de la Caisse régionale de Crédit agricole Charente-Maritime Deux-Sèvres prenait de court le délégué du syndicat SUD, comme tous les autres représentants syndicaux, en annonçant la construction d'un nouveau siège social à Dompierre-sur-Mer, aux portes de La Rochelle. Devant se concrétiser en septembre 2016, ce projet entraînera la fermeture des sièges actuels de Saintes et Niort (Deux-Sèvres).
 
Entré au Crédit agricole en 1994, Frédéric Hay, 41 ans, est conseiller financier à l'agence Saintes Reverseaux. Il a rejoint le syndicat SUD dès son entrée dans la banque. Sa fonction syndicale occupe beaucoup de son temps depuis juin dernier. En effet, aux côtés des autres syndicalistes de la Banque verte, il bat en brèche le projet de la direction.
 
 « Changement de stratégie »
 
Frédéric Hay pointe « le changement complet de stratégie » des dirigeants de la Caisse régionale qui « jusque-là, prônaient une logique de coopération avec le Crédit agricole Charente-Périgord, avec maintien des bassins d'emploi autour de Bergerac, Soyaux, Saintes et Niort. » Et le délégué syndical SUD d'ajouter : « Le projet de La Rochelle s'inscrit en rupture totale avec cette logique qui permettait aux salariés de vivre et travailler humainement sur leurs territoires. La stratégie économique qui prévaut désormais s'accompagnera de répercussions humaines très importantes pour les salariés du Crédit agricole. »
 De fait, les 500 emplois des sites de Niort et Saintes (1) seront transférés en 2016 à Dompierre-sur-Mer. Frédéric Hay pointe « un accompagnement social des personnels en deçà des préconisations d'exemplarité contenues dans la lettre de mission des administrateurs de la Caisse » (lire par ailleurs).
 
 « Saintes sera plus affectée »
 
Également conseiller municipal de Saintes - il siège au sein de la majorité de gauche - il souligne aussi l'impact du départ du siège du Crédit agricole de Saintes : « la Caisse régionale pèse, à elle seule, 14 % de l'économie locale. Le retrait du Crédit agricole affectera davantage Saintes que Niort. Il y aura forcément des conséquences sur les feuilles d'impôt des particuliers comme des entreprises. Si ce scénario noir se concrétise, la future agglomération de Saintes sera, elle aussi, impactée. » Aussi, Frédéric Hay se félicite-t-il de la mobilisation des élus des villes et agglomérations de Niort et Saintes « opposés au projet de la direction et ayant signé, dans leur grande majorité, la motion » qu'a diffusée l'intersyndicale dans toutes les mairies des deux départements. »
 
 La guerre du foncier
 
Le syndicaliste de SUD sait les échéances à venir. Le vendredi 11 janvier, le conseil d'administration et le comité d'entreprise se prononceront sur le transfert du siège social à Dompierre-sur-Mer. « En votant pour, les administrateurs gagneront, peut-être, une bataille. Sûrement pas la guerre… », pronostique Frédéric Hay.
 
Et ce dernier d'envisager une guerre de tranchées dont les agriculteurs de Dompierre-sur-Mer comme les sociétaires du Crédit agricole opposés au projet pourraient détenir les clefs. « Les agriculteurs sont opposés à la vente des terrains », affirme le syndicaliste de SUD.
 
Dès lors, Frédéric Hay a beau jeu de renvoyer à l'expertise réalisée par le cabinet Sécafi à la demande du comité d'entreprise du Crédit agricole. « Les coûts d'un nouveau siège à La Rochelle, foncier compris, ou d'une reconstruction/rénovation sur les sites actuels de Saintes et Niort, sont très voisins » indique le délégué syndical.
 
Et d'en conclure : « La solution de La Rochelle ne s'impose pas. Sauf à considérer, sur le long terme, les coûts de fonctionnement, moindres sur un site unique. Mais le transfert générera, pour sa part, des coûts sociaux très importants. »
 
1 - 230 personnes travaillent sur le site de Niort du Crédit agricole et 270 travaillent à Saintes.

CREDIT AGRICOLE CHARENTE-PERIGORD : 90 SUPPRESSIONS D'EMPLOIS
Vendredi 04 janvier 2013

Parmi ces suppressions de postes annoncées d'ici à fin 2013 à la caisse régionale, 38 CDI
 
Le Crédit agricole Charente-Périgord se porte bien, merci pour lui, écrivions-nous en février dernier, au moment où la caisse régionale dressait le bilan de son année 2011. Elle fut positive, avec un résultat net de 55,4 millions. Hier jeudi, le syndicat SUD rappelait ces bons résultats 2011 et rendait publique en même temps la décision de la direction régionale de supprimer 90 emplois d'ici à fin 2013.
 
 « La direction du Crédit agricole Charente-Périgord entend supprimer dans son réseau d'agences 38 postes CDI et ne pas renouveler 52 emplois CDD de remplacement […], opérant sans licenciements économiques, mais par non-renouvellement des départs dits naturels », révélait SUD dans un communiqué. La décision, qui a été annoncée aux représentants du personnel, doit être mise en application fin 2013.
 
Aujourd'hui, Charente-Périgord « pèse » 1 230 emplois dans les départements de la Charente et de la Dordogne.
 
Des tests en Dordogne
 
 D'après SUD, ce sont « les points de vente les plus excentrés [qui] sont menacés à terme, faute de personnel suffisant pour les ouvrir ». Le syndicat considère, en effet, que « la mise en œuvre de ce projet de suppression d'emplois nécessite une réorganisation en profondeur du réseau commercial ».
« En Dordogne, des tests dans les secteurs de Bergerac, Belvès et Nontron sont en cours, donne en exemple François Vasquez, délégué syndical SUD. L'idée est de ne plus affecter un salarié à une agence précise, mais de le faire tourner sur un secteur géographique. »
Le représentant SUD craint la fermeture, à terme, des petites agences rurales. « Un salarié tournera sur plusieurs agences. Comme il ne pourra pas être partout en même temps, les horaires d'ouverture des petites agences risquent d'être réduits. Il y aura moins de clients. Jusqu'au jour où la direction décidera de fermer », pronostique François Vasquez. Un cas de figure qui rappelle fichtrement l'évolution des agences postales en milieu rural.
 
 Appel aux élus locaux
 
 SUD en appelle aux élus locaux : « Les caisses de Crédit agricole comptent parmi les plus gros et les plus riches employeurs de nos départements ruraux. […] Outre la dégradation des conditions de travail pour ceux qui restent, quel emploi pour nos enfants sur nos territoires quand une entreprise qui se veut ''mutualiste'' et aussi largement bénéficiaire que la nôtre adopte un comportement aussi peu exemplaire ? » Le syndicat annonce qu'il « s'opposera par tous les moyens à la mise en œuvre de ces 90 suppressions d'emploi en Charente et Dordogne. » La direction du Crédit agricole Charente-Périgord a répondu hier par communiqué.
 
Elle présente son projet comme une « adaptation de son organisation commerciale à l'horizon 2014 » et insiste sur le fait qu'elle veut : 1. maintenir sa présence sur le territoire (près de 120 agences) ; 2. assurer la proximité de compétences et d'expertise de banquier-assureur à ses clients, où qu'ils se trouvent dans les deux départements ; et 3. continuer sa politique active de recrutement. Elle rappelle qu'elle a embauché 192 personnes depuis 2009 en Charente et en Dordogne.
 
Source SUD OUEST

TOUS CONCERNES ! EN GREVE LE 11 JANVIER 2013 !
Mercredi 02 janvier 2013

S ALARIES DU SIEGE  :    IL FAUT AGIR… ET LUTTER SI BESOIN, AUJOURD’HUI ET SANS PLUS ATTENDRE !
 
  • VIES PERSONNELLES DEGRADEES : il faut travailler pour vivre et non pas vivre pour travailler. Le temps est précieux et les projets de nos dirigeants-salariés le détruisent !
  • 40 ETP PERDUS AVEC « CHAGNOLET 2016 », reprise des coopérations, renforcement de la dominance Bordeaux/Nantes ?… Ces mêmes dirigeants dégradent la qualité de notre emploi pour demain ! Sera-t-il toujours sur le territoire de la CMDS ? Existera-t-il encore ?
  • IMPACT FINANCIER : carburant, usure de la voiture, transports en commun vont plomber nos budgets déjà étranglés : devons-nous accepter encore tous les sacrifices ?
  • IMPACT PHYSIQUE ET MENTAL : après 5, 10 ans… d’allers/retours, dans quel état serons-nous ?
S ALARIES DES RESEAUX : 
 
  • AVEC LE PROJET CHAGNOLET c’est l’assistance aux réseaux qui perdra. Que seront les temps de réponses avec des collègues usés et une sérieuse diminution des effectifs ?
  • QUELLES SERONT LES EVOLUTIONS DE CARRIERE avec un seul site et excentré sur le territoire ? Que faire dans 10 ou 15 ans pour les agents « abîmés » par les conditions de travail dans nos réseaux ?
  • L’INTERSYNDICALE RECLAME A LA DIRECTION d’appliquer l’éventuel accord Chagnolet à tous (siège/réseaux) contraints par une mobilité supérieure à 40 kms.  Réponse de la DG : euh, ben… : NON, la mobilité ferait partie intégrante de l’évolution professionnelle dans le réseau : et vous, qu’en pensez-vous ?
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Crédit agricole : APRES LA GRECE, L'ITALIE POURRAIT CAUSER DES PERTES
Mercredi 26 décembre 2012

Quelques semaines après avoir éteint le foyer de pertes Emporiki, au prix de plusieurs milliards d’euros, Crédit agricole est de nouveau en situation de crise. Cette fois, les mauvaises nouvelles viennent d’Italie : sa branche locale de crédit à la consommation, Agos Ducato, est confrontée à un gonflement des provisions (...)

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SAINTES L'APPEL AU PEUPLE DU CREDIT AGRICOLE
Jeudi 20 décembre 2012

Richard Baron et Lucien Normandin sont sociétaires du Crédit agricole et n'acceptent pas le projet de transfert du siège de la caisse régionale à côté de La Rochelle. Ils l'ont fait savoir lundi soir en organisant une réunion d'information à la salle Saintonge. « Les sociétaires locaux de cette banque (...)

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RETRAITES  : 19 milliards à «trouver» pour combler le déficit à l'horizon 2017
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Malgré les réformes, le déficit du système de retraite restera important, montre le rapport du Conseil d'orientation. L'âge du départ reculant déjà rapidement, l'exécutif envisage de geler partiellement la revalorisation des pensions. Les nouvelles prévisions de déficit du système de retraite ont de quoi inquiéter. Malgré les réformes, l'ensemble des régimes (...)

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RETRAITES : L'IMPACT DE LA REFORME SARKOZY FAIT DEBAT
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La gauche dénonce une réforme non financée, la droite met en avant la crise. Les partenaires sociaux admettent tous qu'il va falloir agir rapidement. Patronat, syndicats, gouvernement, opposition... Tous se sont saisis, ce mercredi, des prévisions du Conseil d'orientation des retraites (COR) pour réaffirmer leurs préconisations, alors qu'une nouvelle réforme est (...)

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EGALITE  SALARIALE : UN DECRET DURCIT LES OBLIGATIONS DES ENTREPRISES
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Un décret publié ce mercredi matin oblige les entreprises à prévoir des mesures de réduction des écarts salariaux entre hommes et femmes dans le cadre des négociations obligatoires sur l'égalité professionnelle. Les sanctions financières pour les contrevenants restent inchangées, mais les contrôles vont être renforcés. Promesse tenue. Le décret renforçant les (...)

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UNE AFFAIRE KERVIEL DEJOUEE AU CREDIT AGRICOLE EN 2007
Mardi 18 décembre 2012

 
INSOLITE – BFM Business revient sur une affaire qui prend tout son sens en 2012: un trader de la banque avait ouvert pour 40 milliards de dollars de positions frôlant la catastrophe connue par la Société générale et son trader... Et un «Kerviel» de plus à voir le jour. Imaginez un (...)

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CREDIT AGRICOLE Loire-Atlantique-Vendée : 400 SALARIES DU CREDIT AGRICOLE EN GREVE
Mardi 18 décembre 2012

Les syndicats CFDT et Sud mettent l'accent sur une dégradation des conditions de travail. Les grévistes de la caisse du Crédit agricole Loire-Atlantique-Vendée se sont rassemblés, vendredi, à La Chapelle-sur-Erdre, près de Nantes. Les syndicats CFDT et Sud estiment la mobilisation à « 400 salariés sur 2 200 ».
Au coeur du conflit, la dégradation des conditions de travail et « un dialogue social impossible ».
 
Le mouvement se cristallise autour de plusieurs problèmes. Les syndicats pointent d'abord « le changement d'outil informatique depuis novembre qui engendre des dysfonctionnements ». Les syndicats parlent de « retour en arrière », d'où une tension chez les salariés et les clients qui manifestent parfois de l'agressivité. Le deuxième motif de mécontentement tient aux relations avec la direction de la caisse. « Elle refuse de reconnaître le fort investissement des salariés... », notamment en terme de rémunération et de primes. (...)
 
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Syndicat SUD CAM CMDS Crédit Agricole et ses filiales,
12 Boulevard Guillet Maillet
17100 SAINTES
Tél. : 06 20 00 06 65 www.sudcam-cmds.org
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