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Crédit Agricole Aquitaine : Directeur général, Jack Bouin solde une vie de banque verte

Mercredi 03 juillet 2019 à 11h09
Catégories : CREDIT AGRICOLE, Revue de presse

Vendredi 28 juin, Jack Bouin prend sa retraite et confie son poste de Directeur général du Crédit Agricole d’Aquitaine à Olivier Constantin. L’occasion pour lui de revenir sur sa carrière et d’évoquer ses valeurs.
 
Il n’est pas nécessaire d’être dans l’intimité de son bureau, au cinquième étage du siège social du Crédit Agricole d’Aquitaine, œuvre du célèbre architecte Wilmotte, que lui et son conseil d’administration ont ancré quai de Bacalan en novembre 2018, pour imaginer que ce vendredi 28 juin sera une journée émotionnellement chargée pour Jack Bouin.
 
En fermant une dernière fois la porte de ce bureau de Directeur général, ultra-épuré, habillé de blanc et de verre, poste de pilotage d’une banque qui, comme les autres, doit régulièrement affronter les creux de la finance et les vagues successives de la transformation digitale de ses métiers, il va laisser derrière lui 47 ans d’une vie professionnelle entièrement dévouée à la seule banque qu’il ait jamais connu.
 
C’est à Bordeaux, à quelques centaines de mètres de la Cité du vin et du pont Chaban-Delmas, que Jack Bouin met un terme à 28 ans d’expérience de cadre dirigeant, 19 ans de direction générale qui l’ont conduit notamment, en plus de la Direction générale de Crédit Agricole Aquitaine, à la fonction 1er vice président de la fédération nationale du Crédit Agricole.
Une poignée jugée trop molle
 
Un décollage professionnel qui n’était pas écrit d’avance pour ce fils d’ouvrier et de gardienne d’enfants, qui, tout juste titulaire d’un bac technique décroché au Lycée de Saintes, s’est installé le jour de ses 18 ans, derrière le guichet de l’agence du Crédit Agricole de Surgères.
 
"À l’époque je n’avais qu’un souci : ne pas représenter une charge financière pour mes parents très modestes" confie-t-il
 
À l’époque il est pris à l’essai, et malgré l’opposition de son chef d’agence d’alors, "qui trouvait ma poignée de main trop molle" ce passionné de rugby transforme. "Dès lors j’ai cherché à compenser mon manque de diplôme, de culture, mes faiblesses, en passant toutes les formations internes proposées par le Crédit Agricole. J’ai rythmé ma vie en fonction des révisions de cours le soir, les longs et nombreux allers-retours entre la Charente-Maritime et Bordeaux pour des cours suivis le samedi…" Des efforts qui vont payer.
 
"20 ans après ma période d’essai de Surgères, je devenais le patron de l’ancien chef d’agence. Entre-temps, ma poigne s’était un peu raffermie…"
 
La chance des confiances accordées
 
Le travail, sur l’autel duquel il a beaucoup sacrifié personnellement, et la poigne renforcée n’auraient sans doute pas suffi à expliquer le parcours professionnel de Jack Bouin.
 
"Je crois que j’ai eu plusieurs chances de mon côté. D’abord un certain manque de confiance en moi, qui m’a obligé à travailler plus pour prouver que je n’étais pas l’imposteur de service qu’au fond de moi j’étais persuadé d’être. Surtout, la meilleure des explications à mon parcours et de mon ascension sociale c’est que j’ai souvent bénéficié de la confiance de mes supérieurs. Des premiers de cordée, dont on parle un peu trop, ou mal, ces temps-ci, j’ai eu à la chance d’en croiser un certain nombre dans les différents postes et fonctions que j’ai eue à assumer.. je leur dois tout ."
 
Une confiance dont il assure avoir fait son principal mode de management des talents de la Banque Verte.
 
"J’espère que certains diront de moi ce que je dis de celles et ceux qui m’ont tiré vers le haut : Il nous a fait confiance. C’est pour moi le plus beau des compliments. La réussite, la promotion des collaborateurs doit être le but de tout manager. Pour cela il faut savoir accorder sa confiance et donc aussi prendre le risque de la déception. Je me suis appliqué à casser les codes de la promotion en valorisant d’abord l’envie, la passion. Le diplôme c’est bien pour être recruté, mais cela ne fait pas une carrière. L’envie d’un collaborateur, si elle est identifiée, mise en valeur, c’est elle qui fait la différence dans la progression professionnelle. J’ai toujours essayé de valoriser cela pour les autres, comme les autres l’ont fait pour moi tout au long de ma carrière".
 
Une confiance qu’il n’a visiblement pas trahie puisqu’il laisse une banque régionale en bon état de marche avec 937 000 clients sociétaires, 2 600 collaborateurs et un produit net bancaire de plus de 542 millions d’euros qui a progressé de 5% entre 2017 et 2018.
 
Difficile de dire si Jack Bouin a su décliner dans sa vie personnelle, sa philosophie de confiance accordée qu’il souhaite laisser en héritage au 106 quai de Bacalan et qui semble avoir fait ses preuves. Peut-être un peu, car maintenant que la page Crédit Agricole est tournée et que son esprit se tourne vers La Rochelle et sa famille, Jack Bouin ne cache pas, qu’il l’ait ou non influencée, initiée, voire encouragée, que c’est la réussite de ses fils Rodolphe et David, respectivement directeur général du Futuroscope et responsable du développement et du marketing du CNED, dont il est le plus fier.


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