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Les banques françaises à la recherche d'un nouveau souffle

Vendredi 01 mars 2013 à 10h40
Catégories : FRANCE, Revue de presse

Les dépréciations ont pesé sur les résultats 2012 des groupes bancaires. Programmes de réduction de coûts et plans de développement sont en préparation
 
Au vu des résultats annuels présentés par la plupart des banques françaises, l'année 2012 a été charnière pour les établissements. Ils ont en effet passé des dépréciations massives d'actifs et de survaleurs dans leurs comptes de l'année dernière afin de solder la crise et de se couler au plus vite dans les nouveaux standards prudentiels. Leur objectif est aujourd'hui de reprendre le chemin du développement, mais la croissance quasi nulle en 2013 ne leur facilitera pas la tâche. Revue des leviers à leur disposition.
 
Des comptes nettoyés
 
C'est moins un levier qu'un obstacle levé : passer ses comptes à la paille de fer était une condition sine qua non pour reprendre l'offensive sans épée de Damoclès au-dessus de la tête. Le Crédit Agricole porte les stigmates les plus importants de ce processus : en 2012, CASA, le véhicule coté de la banque verte a enregistré 6,47 milliards d'euros de pertes du fait des impacts comptables d'opérations exceptionnelles, notamment 3,395 milliards d'euros de dépréciations pour écart d'acquisition, ainsi que la cession définitive d'Emporiki, la filiale grecque qui a coûté 706 millions d'euros supplémentaires. De son côté, la Société Générale a aussi payé un lourd tribut en passant 2,4 milliards d'euros de charges exceptionnelles qui ont fait chuter son résultat net de 67,5 % sur un an. La banque a souligné qu'elle aurait, sans ce nettoyage, dégagé 3,4 milliards d'euros de bénéfices.
 
Peu de perspectives pour la banque de détail
 
Ce nettoyage n'assure pas pour autant aux banques un retour rapide à meilleure fortune. L'activité de banque de détail, leur moteur principal, s'essouffle en effet dans un contexte de morosité économique prolongée et de taux bas. Hors les 241 millions d'euros de provisions exceptionnelles en 2011, liées à la dépréciation de ses titres souverains grecs, La Banque Postale, dont c'est l'activité centrale, n'a ainsi vu ses revenus augmenter que de 2,5 % sur un an à 5,34 milliards d'euros. Chez Société Générale, c'est la première fois depuis dix ans qu'ils sont restés stables, alors que le coût du risque a déjà bondi de 25 % en un an. Face à « cette rupture majeure », le directeur général délégué du groupe bancaire, Jean-François Sammarcelli, a confirmé que la Société Générale fermerait « quelques dizaines d'agences au cours des prochaines années ». BNP Paribas a aussi évoqué la fermeture d'une dizaine de points de vente.
 
Programmes d'économies
 
Plus largement, la chasse aux coûts est le levier le plus évident à la disposition des banques pour améliorer la rentabilité de leurs capitaux propres, le fameux ROE, qui mesure en pourcentage le rapport entre le résultat net et les capitaux propres investis par les actionnaires. BNP Paribas estime ainsi que son ROE de 8,9 % est « intrinsèquement faible ». Pour améliorer son efficacité industrielle, le groupe va investir 1,5 milliard d'euros sur trois ans dans un plan baptisé « Simple & Efficient » qui concernera tous les métiers et tous les pays. Le groupe espère en retirer des économies annuelles de 2 milliards d'euros à partir de 2015 et y gagner deux points de rentabilité de ses capitaux propres. La Banque verte s'attèle également à réduire ses coûts. Son programme « MUST » cible une baisse des charges de sa structure cotée, Crédit Agricole SA, en matière d'achats, d'informatique et d'immobilier, qui seront mis en commun pour toutes les structures du groupe. L'objectif est d'atteindre 650 millions d'euros d'économies par an, à horizon 2016. La Société Générale n'a pas donné d'objectif chiffré, mais le principe du recentrage de son organisation autour de ses trois piliers (banque de détail en France et à l'étranger et banque de financement et d'investissement) est bien d'accroître les synergies de revenus et de moyens.
 
Plans stratégiques
 
Les banques françaises n'entendent toutefois pas se fixer pour seule ligne directrice de serrer les coûts. Plusieurs établissements ont levé le voile sur leurs plans stratégiques. BNP Paribas prévoit d'accélérer son rythme de développement de manière organique, par zone géographique. Première étape, l'Asie, où le groupe veut porter ses revenus de 2 milliards d'euros en 2012 à plus de 3 milliards d'euros en 2016, notamment en recrutant 1.300 personnes.
 
De son côté, le groupe Crédit Agricole dévoilera son nouveau plan stratégique à moyen terme à l'automne, comme la Société Générale, qui précisera alors ses objectifs pour 2015. Le groupe Crédit Mutuel a quant à lui confirmé hier lors de la présentation de ses résultats (voir ci-dessous) qu'il travaillait sur un plan à moyen terme couvrant la période 2014-2016, dont il dévoilerait les grandes lignes dans un an


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