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Les rémunérations des dirigeants de banques françaises sont reparties à la hausse en 2012

Mardi 30 avril 2013 à 12h03
Catégories : FRANCE, Revue de presse

Les patrons de BNP Paribas et de la Société Générale se voient attribuer les plus fortes augmentations. Le directeur général de Crédit Agricole SA a réduit en revanche sa rémunération d’un quart.
 
Les banques françaises portent encore des stigmates de la crise, mais l’heure n’est globalement plus à l’« austérité » des rémunérations de leurs dirigeants. Tous les groupes bancaires ne sont toutefois pas logés à la même enseigne. Détails.
 
Part variable en berne
 
Terminant 2012 avec une perte de 6,5 milliards d’euros, Crédit Agricole SA (Casa) a connu une « annus horribilis ». Logiquement, la rétribution du directeur général a été revue à la baisse. « La rémunération totale attribuée de Jean-Paul Chifflet au titre de l’année 2012 est en baisse de 25 % par rapport à 2011 ; sa rémunération variable attribuée au titre de 2012 est en baisse de 50 % », précise une porte-parole de Casa. En outre, 60 % de la rémunération variable sera payée en différé, en actions et sous conditions de performance.
 
Bonus en forte hausse
 
Les patrons exécutifs de BNP Paribas et de la Société Générale ont en revanche vu leur rémunération globale progresser sensiblement. « 75 % des bonus dépendent de l’évolution d’indicateurs chiffrés, comme le niveau du résultat », souligne-t-on au sein de la banque de la rue d’Antin qui a enregistré en 2012 une progression de 8 % de son bénéfice net, à 6,5 milliards d’euros.
 
Jean-Laurent Bonnafé a en outre changé de statut fin 2011 passant de directeur général délégué à directeur général. La Société Générale a en revanche vu son résultat plonger de 67,5 % en un an tandis que son PDG voit sa rémunération variable progresser de 75 %. « Cela fait suite à une baisse de 43 % l’année passée et cette enveloppe est fixée en fonction d’objectifs qualitatifs, prévient une porte-parole du groupe. La priorité en 2012 était de mener à bien la transformation du groupe. Dans ce domaine, tous les objectifs ont été largement atteints. » Frédéric Oudéa ne touchera cependant pas sa part variable cette année,son versement étant différé dans le temps .
 
Ces efforts de pédagogie ne convainquent pas le sénateur PS Yannick Vaugrenard qui juge ces rétributions « indécentes dans une période où on demande à tout le monde de faire des efforts ». Il défend un amendement à la loi bancaire imposant aux banques de consulter l’assemblée générale des actionnaires sur les rémunérations des dirigeants.
 
Rémunérations étales
 
Chez BPCE, les rémunérations n’augmentent qu’à la marge alors que le groupe mutualiste a enregistré un recul de 19 % de son résultat net en 2012. Pittoresque mais traditionnel, la rémunération attribuée à Laurent Mignon, le directeur général de Natixis, filiale de banque de financement et d’investissement, dépasse largement celle du patron de la maison-mère, François Pérol.
 
Le groupe Crédit Mutuel-CIC reste quant à lui un cas à part, en n’attribuant pas de rémunération variable. Quant à La Banque Postale, son patron a vu sa rémunération reculer de 25.000 euros en 2012 mais elle reste bien au-dessus du plafond de 450.000 euros imposé aux dirigeants de groupes publics. Cette règle n’ayant été adoptée que 26 octobre, elle ne s’est en effet appliquée que sur les derniers mois de l’année. En 2013 en revanche, le salaire de Philippe Wahl devrait donc reculer de 44 %.


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